L'histoire de notre communauté

 

 

 

 

 

 

 

MR YOSSEF PARDO ז״ל
Fondateur de l’A.T.I.S.

Yossef Pardo z’l est né à Nice le 28 Tamouz 5677 (18 juillet 1917), d’une famille modeste d’origine turque, grecque et italienne, juive traditionaliste. Dès son jeune âge, il découvre Son Créateur ; par une étude acharnée d’autodidacte il retrouve le chemin de la pratique la plus authentique. 

Pendant la guerre, il est déporté à Drancy. Durant le trajet en train, il permet à son frère Jacques-Yaakov de s’échapper ; celui-ci restera jusqu’à la fin de sa vie, avec sa femme Rivka-Alberte, un associé fervent de son grand frère et de ses activités communautaires.

Imprimeur de formation, il devient éditeur après la guerre. A l’époque, le sud de la France est un désert de culture juive. Féru d’étude, ayant accumulé une bibliothèque impressionnante des principaux livres de Halakha et de Haggada, il se déplace dans toute la région avec son frère Yaakov pour encourager les Juifs, dépourvus de structures communautaires, qu’il contribuera à mettre en place. A Nice, il crée l’A.T.I.S. en 5723 (1963), quelque temps à la rue Molière puis ensuite à l’adresse actuelle.  Il souhaite développer une Torah authentique et se distinguer des institutions consistoriales trop laxistes à son goût. Il étaye ses discours de contes midrachiques, d’anecdotes et de paraboles qu’il a l’art de transmettre pour faire vibrer ses auditeurs aux valeurs juives. Il captive l’assemblée par ses connaissances et son amour de la Torah. Il rappelle souvent que ses seuls Maîtres sont Rabbi Aqiva et Rabbi Méir. Il instaure avec l’aide de D. une véritable communauté indépendante qui attire bon nombre de fidèles, conquis par son engagement, sa joie de faire participer tous les fidèles à travers une pratique authentique rappelant l’atmosphère de leur enfance, dans une synagogue dont le fronton était – est toujours – orné des paroles d’un autre Yossef, fils de Yaakov : « Ce sont mes frères que je recherche » (Berechit XXXVII, 16).

Sa femme Ruth Pardo z’l, rencontrée à Nice en 1930, l’accompagnait toujours dans ses activités, y compris aux Séli’hot à 4h30 du matin, où il leur était important d’arriver les premiers pour accueillir les fidèles et prier avec toute la ferveur requise. Chaque semaine ils allaient visiter les malades. Toute sa vie il vouera à son épouse, qui lui a donné quatre enfants (Aaron – actuel Président de l’A.T.I.S. - Daniel, Myriam et David), une admiration sans bornes. Ensemble, ils ont fondé l’A.T.I.S. et largement contribué à la création du C.E.J. – yechiva de Nice et de l’école Or Torah qui était à l’époque dirigée par Rav Moché Ibgui. Il a créé le premier Mikvé de Nice (à une époque où il n’en existait plus aucun de Milan à Marseille) et le cimetière juif de Saint-Laurent-du-Var.

Son rapport à D. fut d’une intensité particulière : joie, fougue et enthousiasme ont marqué sa vie de Torah. Son étude ésotérique fut sans aucun doute une composante majeure de sa relation avec l’Eternel. Sa recherche et son amour pour Son Créateur n’eurent d’égal peut-être que son amour pour ses frères. Il fut l’adresse principale de tous les indigents, de tous les exclus, des plus démunis dont il s’occupait personnellement et qui trouvèrent chez lui le réconfort nécessaire pour ne pas sombrer. Il fut prodigue de sa table, de sa demeure et parfois même de ses vêtements.

Il quitte ce monde le 28 Tamouz 5750 (21 juillet 1990), le même jour que sa naissance. Il laisse un grand vide dans la région mais son souvenir, plus de vingt ans après son départ, reste vivace dans le cœur de ceux qui l’ont côtoyé et aimé.

Il laisse 22 petits-enfants, tous dans la Torah, de nombreux arrière-petits-enfants et même désormais des arrière-arrière-petit-enfants. Qu’Hachem bénisse sa mémoire !

 

A la mémoire de Mr Yossef Pardo ז״ל

 

 

 

 

 

 

 

LES RABBANIM DE L’A.T.I.S.
Hier, aujourd’hui, demain…

Rav Yaakov Bendavid z’l voit le jour en 1926 à Boghari (Algérie). Comme son père et son frère aîné, il désire épouser la carrière rabbinique. Grâce à sa voix mélodieuse, il officiera aussi comme 'hazan à la synagogue de Saint-Eugène d’Alger. Il exercera également les fonctions de mohel et de cho'het. Il se marie en 1949 avec Madame Marcelle Amar qui lui donnera deux enfants. En 1961, il quitte l'Algérie avec toute sa famille et s'installe en Israël. Lorsqu'en 1963 il apprend que le Grand Rabbin de France de l'époque Jacob Kaplan z'l recherche des rabbins pour prendre en charge l'avenir spirituel des Juifs rapatriés d'Algérie, il répond présent. D’abord Montpellier, Hyères et enfin Nice... Nice avec toutes ses rencontres, Nice avec toutes ses réussites. La première et la plus déterminante sera l'A.T.I.S. et sa collaboration extraordinaire avec un homme qui l'était tout autant, Monsieur Yossef Pardo z'l. Cette aventure durera 20 ans, avec le ‘hazan Elie Sabban, officiant bénévole – qu’Hachem lui donne vie et santé jusqu’à 120 ans ! Puis il ouvre une synagogue « La Fraternelle » dans les années ‘80 avec quelques fidèles, où il forma de nombreux élèves et amis. Le 8 février 1996, après toute une vie passée au service de la communauté, le Rav Yaacov Bendavid z'l s'éteint. Il est enterré au cimetière de Guivat Shaoul à Jérusalem.

Rav Moché Mergui est né à Casablanca (Maroc). Orphelin, il suit le conseil de sa grand-mère et, tout juste adolescent, embarque sur un bateau qui l’amène à la yeshiva de Sunderland (Angleterre) où il passe plusieurs années avec Rav Chammaï zatsal avant de se rendre en Erets Israël où il étudie à Beer Yaakov chez Rav Shapira et Rav Wolbe. Il obtient sa smikha du gaon Rav Ovadia ‘Haïm Yossef. Il se marie à Nice avec Madame Myriam Pardo qui lui donnera six enfants et enseigne à la yeshiva Heschel de Strasbourg tout en étudiant au collel du Rav Kohn. Après la naissance de son premier enfant, en 1968, il s’installe à Nice en tant que maguid chiour au C.E.J., la yechiva-collel de Nice, aux côtés du fondateur Rav Ringer z’l, et devient chargé de la jeunesse de l’A.T.I.S. avant d’en devenir le Rav principal et d’obtenir la qualification de mohel. En 1982, après le décès de Rav Ringer, il devient le directeur du C.E.J. à plein temps. Fonctions qu’il remplit toujours actuellement avec la même implication et la même disponibilité. Il a aussi été le Rav référent de l’école Or Torah. On peut dire sans aucun doute qu’après toutes ces décennies de présence pour la communauté niçoise Rav Mergui est devenu le mara déatra (Rav principal) de la ville. De nombreux Azuréens lui doivent d’avoir intégré des yeshivot et d’être devenus des talmidé hakhamim.

Rav Avner Ibgui est né à El Jadida (Maroc). Après être passé par l’école juive à Nice il a suivi un cursus de Yéchiva et Collel dans les institutions Novardok. Un an après son mariage en 1983 avec Ariella Pardo (fille d’Aaron Pardo, Président actuel), il devient rabbin à l’A.T.I.S. -  tout en étudiant à mi-temps au Collel de Nice – aux côtés de Rav Benadiba. En 1987 il s’installe en Erets Israël afin de valider ses Smikhot rabbiniques auprès du Grand Rabbinat d’Israël et du Rav Nissim Karelits à Bné Bérak. En 1990 le Grand Rabbin Yossef Haïm Sitruk, nouvellement élu Grand Rabbin de France, fait appel à ses services et le fait venir à Paris où il fait partie du bureau du Grand Rabbin ; en parallèle il est nommé rabbin de la synagogue Rambam qu’il quittera en 1993 sous l’impulsion du Grand Rabbin de France pour créer le Beth Hamidrach et Collel Lamed à Paris dans le 17e arrondissement, centre spirituel de renom qu’il dirige toujours à ce jour. En parallèle il est le rabbin référent de l’école Akiva dans le 16e arrondissement, institution créée en 2012 dont il est le cofondateur.

Rav Shimon Haliwa est né à Tanger (Maroc). En octobre 1950, il voyage en Angleterre et effectue des études rabbiniques à la yeshiva et au collel de Sunderland. Il obtient sa smikha de Rav Kreiswirth, Dayan d’Anvers et sommité mondiale, et de Rav Just d’Amsterdam. Son premier poste se situe à Amsterdam où il s’occupe des étudiants pendant 4 ans. Puis il devient pendant plus d’une décennie Rabbin de Gibraltar avant de retourner à Amsterdam à la Synagogue espagnole et portugaise, « La synagoga ». En 1984 il arrive à Nice où il devient rabbin de la communauté de Saint-Augustin et enseignant à l’école Or Torah, à l’époque située avenue Primerose. En 1987, M. Yossef Pardo lui propose de devenir rabbin de l’A.T.I.S. – poste qu’il conservera pendant près d’une quinzaine d’années. En 2001 il part en Erets Israël à l’invitation de la communauté francophone Beth Israël de Raanana. En 2013 il rejoint ses enfants et petits-enfants à Jérusalem où il habite actuellement et s’occupe de la communauté Penine David.

Rav Chalom Benadiba est né à Cuatro Torres (Maroc). Il étudie à la Yechiva ‘Hechek Shlomo puis en 1963 part à Strasbourg où il intègre la Yechiva Heschel et apprend la Ch’hita. Sur recommandation de Rav Schlesinger, il se rend à Nice et devient cho’het pour la communauté de l’A.T.I.S. puis pour tous les Juifs niçois. Parallèlement, il s’occupera du Mercaz Hanoar Hadati et exercera en tant que rabbin de la communauté de Yehouda Halevi de Saint Augustin. Au début des années ’80,  à l’invitation de Rav Mergui, il intègre l’A.T.I.S en tant que ‘hazzan aux côtés successivement des Rabbanim Mergui, Ibgui et Haliwa. Au départ de ce dernier en 2001, il devient Rav principal de l’A.T.I.S. En 2002, il est rejoint par Moché ‘Haïm Sebbah de Marseille qui l’accompagnera dans la liturgie et les cours pendant quelque temps. En 2010, après presque trois décennies passées à l’A.T.I.S., Rav Benadiba déménage en Erets Israël, dans le quartier de Beth Vegan à Jérusalem ou il vit avec son épouse et ses enfants.

Rav Eliyahou Mergui est né à Nice (France). Scolarité à l’école Or Torah puis à partir de 1986 à la Yeshiva Ketana de Marseille, yeshiva de Gateshead avec Rav Gurwitz et Rav Mattatyahou Salomon, à Jérusalem à la yeshiva Maalot hatorah autour de Rav Auerbach et Rav Wolbe et enfin onze années au Beth Medrash Govoha de Lakewood (New Jersey, Etats-Unis) au milieu desquelles il se marie à Strasbourg avec Tirtsa Lubetzki, en 1996. Il quitte Lakewood diplômé Rav et philosophie talmudique ainsi que vérificateur de chaatnez et kashrout O.U. (Orthodox Union). Rav Eliyahou revient dans sa ville natale en décembre 2003, d’abord pour s’occuper des jeunes de l’A.T.I.S. et seconder Rav Benadiba dans les activités du centre communautaire, puis en 2010 devient le Rav de la synagogue ; parallèlement, il est le délégué O.U. pour la région et enseigne au collège-lycée Or Torah. Il forme aussi les étudiants et les étudiantes à aux textes talmudiques et à la philosophie de Maïmonide.

Rav Gad Amar est né au Meknès au Maroc. Etudes secondaires à Aix-les-Bains, cursus de mathématiques et d’hébreu (licence), élève de Rav Mergui et de Rav Gronstein à la Yéshiva du C.E.J. de Nice. Puis il part étudier chez Rav Heymann à Epinay sur Seine et ensuite chez Rav Abitbol à Strasbourg, où il se marie avec Léa Zafrany. Il retourne à Aix-les-Bains étudier au collel puis revient à Nice en 2008, d’abord en tant qu’enseignant dans les écoles juives de Nice et Collelman au C.E.J., puis à partir de 2010 il intègre l’A.T.I.S. où il prend notamment en charge la liturgie, de la préparation aux bar-mitsvot, de certains chiourim aux adultes et aux enfants. Il est toujours enseignant au Lycée de l’Alliance et au Collel du C.E.J.

A la mémoire de Rav Yaakov Bendavid ז״ל

 

 

 

 

 

 

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UN ENTRETIEN AVEC RAV ELIYAHOU MERGUI, DU CENTRE COMMUNAUTAIRE A.T.I.S. DE NICE

Que représentent à vos yeux les 50 ans de l’A.T.I.S. ?

Rav Eliyahou Mergui : A mes yeux, rien de spécial. La transmission, base de la connaissance de la Torah, chaîne longue de plusieurs millénaires depuis Moché Rabbénou,et que chaque Juif a pour obligation de perpétuer, peut et doit avoir lieu n’importe où. En soi, le lieu n’est pas essentiel. Mais c’est vrai, le fait de nous inscrire dans un centre qui existe depuis un demi-siècle, étape importante, symbolique nous confère une responsabilité plus grande envers ce qui a été créé jadis et développé depuis. En priant, en étudiant dans ce lieu, nous rendons hommage à tous ces pionniers, les fidèles, les fondateurs aujourd’hui disparus et qui se sont investis dans cet espace. Mais je le répète, ce qui compte, c’est que nous tous prenions conscience de notre devoir : l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot. L’objectif, c’est ce que l’on vit tous les jours, ce futur que l’on doit bâtir et le passé est un renfort, un encouragement à continuer.

Pouvez-vous définir l’A.T.I.S. en quelques mots ?

Rav Eliyahou  : Il s’agit d’un centre communautaire qui englobe tout ce que cette appellation recouvre : synagogue, Mikvé (hommes, femmes et ustensiles), salle d’étude, Talmud-Tora, salle de réception, salles de jeux. Nous aidons aussi les plus démunis par des prêts, des dons et nous hébergeons depuis treize ans le seul restaurant du cœur cachère de la Côte d’Azur, la Table Ouverte, géré par son fondateur, Michel Grosz. Nous disposons d’un service de ‘Hévra Kadisha indépendant et nous organisons des enterrements qui respectent rigoureusement la Halakha. A l’A.T.I.S. on accompagne un membre, un ami, un frère, depuis sa naissance jusqu’à son dernier jour, à travers son évolution dans la Torah, dans sa vie. L’A.T.I.S. c’est comme une grande famille.

En parlant de familles, combien y en a-t-il à l’A.T.I.S. ?

R. Eliyahou : Il y en a une petite centaine qui côtoient l’A.T.I.S. de façon régulière mais plus largement nous touchons 800 foyers inscrits dans nos fichiers.

Quelles sont vos principales missions ?

R. Eliyahou : Enseigner la Torah, transmettre à ceux qui sont intéressés un judaïsme authentique, dispenser un Talmud-Tora accueillant et personnalisé, garantir une Kacherout  de qualité, offrir un Mikvé de tout confort et de haut standing. Nous sommes disponibles pour tout ce qui est nécessaire à la vie juive : circoncisions, bar et bat-mitsvot, mariages, vente de mezouzot et tefillin, vérification de chaatnez. Nous accueillons les candidats à la conversion avec toute la bienveillance et l’exigence requises. Dans le sillon de mes prédécesseurs, Rav Bendavid z’l ; Avi Mori Rav Mergui, Rav Haliwa, Rav Ibgui, Rav Benadiba, notre objectif, avec mon ami Rav Gad Amar qui a rejoint l’équipe de l’A.T.I.S. il y a maintenant trois ans et le Président M. Alain Pardo, est de ne pas se complaire dans un judaïsme de mascarade, de folklore ; j’essaie de pousser à la réflexion, à l’étude, à la connaissance, à l’approfondissement et vivre une Torah plus authentique, plus proche du Texte. On veut tirer les fidèles vers le haut. Cela n’empêche pas les réjouissances, la convivialité, bien au contraire…

Pouvez-vous nous décrire une de vos journées-type ?

R. Eliyahou : Téfila à 6h45 suivie d’une petite étude de ’Houmash et de Halakha avant que les gens n’aillent vaquer à leurs occupations. Ensuite au cours de la journée, je m’occupe de tout ce qui peut toucher à la vie de la communauté. Je donne des cours à l’école Or-Torah, j’étudie à la Yéchiva du CEJ, je réponds aux questions, j’accompagne les fidèles en deuil, je m’occupe des cérémonies, des affaires courantes. En fin d’après-midi, je donne une heure de cours de Guémara (en ce moment Kétouvot) du lundi au jeudi, avant Min’ha ou après Arvit selon la saison (le dimanche une étude sur Rambam). On trouve dans ce groupe, et c’est une de mes plus grandes satisfactions, à la fois des jeunes adolescents ayant fait leur Bar-Mitsva qui nous rejoignent après leurs cours du collège, des étudiants, des actifs et des retraités. Nous sommes chaque soir une bonne douzaine dans une ambiance à la fois détendue et studieuse, sans tabou. Après la prière du soir, au cours de laquelle je distille quelques Halakhot entre Min’ha et Arvit, un cours est dispensé chez moi une fois par semaine aux femmes et un autre soir à un groupe d’étudiants. Le soir j’étudie à la Yéchiva avec mon ‘haver, Docteur Johann Drai.

Des journées bien remplies donc ! Comment définiriez-vous la place de l’A.T.I.S. dans le paysage communautaire azuréen et par extension dans la cité ?

R. Eliyahou : L’A.T.I.S., fondée en 5723 (1963) par mon grand-père Joseph Pardo z’l, avait pour but de donner aux habitants de la région une synagogue, un cimetière, un Mikvé placés sous l’autorité de Dayanim reconnus, sans aucune concession par rapport à la Halakha. Ce n’est pas aux politiques, fussent-ils bien intentionnés, aux administrateurs, fussent-ils performants, ou aux donateurs, fussent-ils généreux, de gérer la destinée spirituelle d’une synagogue mais à la Halakha et à l’intelligence des Mitsvot qui s’en dégage ; intelligence qui nous ouvre vers l’autre et donc vers Hachem. L’A.T.I.S. est accueillante envers quiconque, sans différence dans sa pratique ou son statut, tout le monde peut entrer mais le corollaire de cette ouverture est que nous essayons de céder le moins possible au niveau halakhique. Certes, il est de plus en plus difficile, à l’époque actuelle, de faire comprendre que dans une synagogue il y a une tenue, un respect à avoir mais avec douceur et amabilité nous faisons notre possible pour maintenir ce que tout Juif devrait respecter.

Diriez-vous que l’A.T.I.S. apporte une valeur ajoutée aux institutions de la ville ?

R. Eliyahou : Outre ce qui a déjà été cité, je crois que nous pouvons être fiers de ce que nous faisons en direction des jeunes. Je pense qu’il y a un âge entre la bar-mitsva et le mariage, ou la trentaine, où beaucoup de nos coreligionnaires ne trouvent pas de lieu communautaire dans lequel ils sont à l’aise. Ils se sentent en décalage avec l’ambiance de la synagogue. Ici on a su créer pour eux et avec eux un espace où ils se retrouvent fréquemment d’eux-mêmes, pour se divertir certes mais aussi pour étudier et prier. Tous les jours ils sont là et ils font le Minyan et le Limoud, et ils organisent des rencontres. Hodou l’Hachem Ki Tov Ki Léolam ‘Hasdo ! 

 

 

 

 

 

 

 

Edito du Rav et du président pour les 50 ans

 

Le mot du Rav - Rav Eliyahou Mergui

Le mot du Président - Mr Alain Pardo